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  • : Bienvenue sur le blog de l'actu de l'Amérique latine. Economie, politique, culture, environnement : les analyses de votre blog latino.
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Le livre

Simon Bolivar
La conscience
de l'Amérique

Editions Toute Latitude
192 pp. - 17,80 €
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Les lettres et discours politiques essentiels du Libertador : la porte d'entrée désormais classique dans l'univers de Simon Bolivar et dans la pensée politique contemporaine en Amérique latine. Traduit et présenté par Laurent Tranier.

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Le blog de l'actu de l'Amérique latine, en partenariat avec :
.Les Editions Toute Latitude

26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 09:06

Choiseul-ProblemesAmeriqueLatine83-copie-1.jpgSous la présidence d'Alvaro Uribe (2002-2010), la Colombie a connu un spectaculaire recul du taux d'homicide et du nombre d'enlèvements. Peut-on pour autant dire que le pays serait entré dans une période de post-violence ? C'est la question à laquelle le numéro 83, hiver 2012, de la revue Problèmes d'Amérique latine s'efforce d'apporter un certain nombre d'éléments de réponses, tout en nuances.

Tout d'abord, le coût de ces progrès est connu : violations des Droits de l'homme par les autorités et les groupes paramilitaires, maintien de la corruption et déplacements forcés de certaines populations. En même temps, la solidité des institutions démocratiques colombiennes s'est renforcée. Le successeur d'Alvaro Uribe, Juan Manuel Santos, a accédé au pouvoir dans des conditions satisfaisantes et le début de son mandat peut être considéré comme plutôt positif pour le pays : l'économie se relance, les relations avec les voisins sont apaisées et le recul des guérillas se confirme.

C'est pourtant à un certain nombre de mutations que l'on assiste. Une violence qui perdure et se déplace vers les villes, liée au crime organisé, alors que le narcotrafic fait preuve de très fortes capacités d'adaptation. Le démentèlement des cartels puis la dissolution des groupes paramilitaires laisse aujourd'hui la place aux "BACRIM", les "bandes criminelles". Ainsi que l'explique Alvaro Camacho Guizado, ce sont elles qui étendent désormais un contrôle de plus en plus strict sur la production et les routes de la drogue...

A lire, le numéro 83 de la revue Problèmes d'Amérique latine - La Colombie.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 09:35

ChavezSantosBolivar.jpgJuan Manuel Santos, qui a accédé le 7 août 2010 à la présidence colombienne vole de succès en succès. Sur un plan intérieur, il avait été, en tant que Ministre de la défense de son prédécesseur Alvaro Uribe, l’un des grands acteurs de la pacification du pays et du recul des guérillas. L’élimination des principaux chefs des FARC, la démobilisation d’une grande partie de leurs troupes, les progrès de la sécurité dans le pays lui doivent beaucoup.

Des succès contre les FARC

Ces victoires ont trouvé un prolongement début novembre 2011 avec l’élimination du nouveau chef des FARC, Alfonso Cano, tué lors de combats avec l’armée : un nouveau coup porté à une guérilla sur le déclin.

Sur le plan extérieur, lors de la campagne présidentielle puis lors de son élection, érigeant l’économie en priorité, il n’a cessé de répéter le même message : « il nous faut des contacts pacifiés avec nos voisins », l’Equateur et le Venezuela. Joignant le geste à la parole, il a accueilli Rafael Correa le Président équatorien, lors de son investiture puis, le 10 août 2010, Hugo Chavez, dans un lieu hautement symbolique de la proximité et de l’histoire commune de ces trois nations, la Villa de San Pedro Alejandrino, dernière demeure du Libertador de l’Amérique latine, Simon Bolivar.

Priorité à l'économie

L’enjeu était de taille à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et le Venezuela (Accord de la Colombie pour accueillir des bases américaines sur son sol ; accusations d’Alvaro Uribe dénonçant la présence de bases arrières des FARC au Venezuela avec la complicité des autorités du pays) qui avaient eu un très fort impact sur le commerce bilatéral. Sur les six premiers mis de 2010, les importations vénézuéliennes de produits de Colombie avaient chuté de 70% : un choc pour la Colombie où elles représentaient 18% des exportations.

Juan Manuel Santos était le 28 novembre 2011 l’invité d’Hugo Chavez : ils ont signé un accord de libre-échange partiel concernant 3500 produits et une lettre d’intention portant sur la construction d’un oléoduc de 3000 kilomètres offrant au pétrole vénézuélien de l’Orénoque un débouché direct sur le Pacifique à travers la Colombie. Hugo Chavez a renouvelé ses assurances sur le fait que le Venezuela ne tolèrerait pas la présence des FARC sur son territoire et il a, en guise de bonne volonté, fait arrêter Valenciano, un narcotrafiquant colombien mis à prix par toutes les polices. Juan Manuel Santos a paru ravi de ces évolutions, se félicitant de la qualité des relations nouées avec son « nouveau meilleur ami ». On peut légitimement attendre de cette nouvelle donne un réel mieux-être pour les populations des deux côtés de la frontière.

L'actu de la Colombie avec El Tiempo, El Especador ou El Espacio.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 10:21
«Ni les scandales des liens avec les paramilitaires, ni les exécutions extrajudiciaires, ni les affaires de corruption n'avaient pu entamer la popularité d'Uribe, observe la journaliste Maria Jimena Duzan. David Murcia, lui, a ce pouvoir.» A 28 ans, David Murcia Guzman fait vaciller la démocratie colombienne : le fondateur du conglomérat DMG, offrait des revenus myrifiques aux petits épargnants qui lui confiaient leurs économies. Le système est désormais bien connu : il avait mis en place une "pyramide de Ponzi", du nom de l'escroc italien qui devint millionnaire en six mois à Boston en 1921. En résumé : le capital des nouveaux épargnants rémunérait celui des anciens... Il est aujourd'hui incarcéré, mais les choses ne sont pas si simples. Car les épargnants spoliés ne s'en prennent pas au coupable... mais à celui qui a mis fin à l'escroquerie, le président colombien Alvaro Uribe : ils l'accusent d'avoir tué la poule aux oeufs d'or ! Il faut dire que David Murcia Guzman avait particulièrement soigné son affaire, entretenant hier sa proximité avec le pouvoir, aujourd'hui son image de Robin des bois... tout en menaçant (depuis sa prison), de se lancer en politique.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 11:25
Il est aujourd'hui difficile de contester que la politique sécuritaire conduite par Alvaro Uribe en Colombie depuis son élection en 2002 ait remporté d'importants succès. Les chiffres des enlèvement et des morts violentes, en baisse sensible, l'attestent. La victoire politique obtenue sur les groupes paralimitaires engagés dans un processus de retour à la vie civile après passage par la case prison le confirme, de même que les spectaculaires succès militaires obtenus sur la principale guérilla d'extrême gauche, celle des FARC. Tout cela est réel. Tous ces progrès sont cependant entachés d'ombres - légèreté des peines pour les paramilitaires, quand ce n'est pas impunité, poursuite contre des proches du pouvoir, débordements récents de l'armée poussée à la folie meurtrière par la politique du résultat. Après les succès, vient ainsi l'heure des comptes et le prix de ces victoires s'avère plus élevé que ce que l'on imaginait en terme de violation des droits fondamentaux. La Colombie est une démocratie ancienne. Elle est imparfaite, comme toutes les démocraties, mais ses imperfections les plus graves - celles provoquées par la guerre civile et le narcotrafic - sont en passe d'être gommées. Débute désormais la transition vers un Etat de droit plus parfait. La clef du succès dans cette nouvelle étape est encore entre les mains d'Uribe. A lui de faire la preuve de sa volonté de poursuivre dans la bonne direction, en sanctionnant les coupables d'exactions au sein de l'armée, en laissant la justice poursuivre les prévenus jusqu'au sein de son palais présidentiel, jusque dans sa maison familiale. En n'expulsant pas les responsables des ONG internationales - Amnesty en l'occurrence - quand leurs rapports lui déplaisent...

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